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vendredi 18 octobre 2013

Résonance perpétuelle.


De morceaux d'Antoine Emaz, Fabrice Farre, Lola Nicolle, Bernard Vargaftig, Jean-Paul Woodall, Laura Vazquez, Valérie Michel et de moi sont dans le Résonance Générale #6, Cahiers pour la poétique, grâce à Serge Martin, Laurent Mourey et Philipe Païni.


lundi 14 octobre 2013

Si on ose dire "vérité", alors voilà ce qu'on peut en dire.


La poésie redit le message des Anciens, qui s'est émoussé à force d'être vrai.
Ce qui s’est passé, c’est que toutes les vérités ont été proférées et nous cohabitons avec elles dans leur habit démodé, hérité des grands-mères. Mais à un moment donné, malgré la couche de poussière qui la surmonte, nous sentons la vérité dans notre corps, une strate de vérité –bien sûr- qui fait partie du mille feuille de la vérité –bien sûr- ; l’émotion esthétique qui nous indique qu’elle est vraie, cette pensée-expérience habillée de vieux habits. Elle portait les guenilles de la tradition ou alors simplement elle avait été oubliée de ne point avoir disparu, cachée par une tonne de bouquins accumulés par dessus. Poussiéreuse à souhait. Mais quand on la retrouve à la faveur d’une éclaircie, on ne sait plus comment la présenter au monde, car le monde la voit encore dans ses vieux habits. On la connaît déjà, elle n’a plus ses couleurs, c’est comme le cadavre de cette vérité aux yeux de tous.  Ou de presque tous : il en est qui ont senti cette chose, certains ont été frappés par elle et ne sont pas plus étonnés que ça de la trouver rutilante et gorgée de sang, les joues rouges, entre vos mains. C’est alors qu’on se rappelle qu’on n’est pas seul, qu’il y a encore à apprendre de nos compagnons humains.