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mardi 6 novembre 2012

Vêtements vides roulés en boule. Empty creased clothes


Il y a des silences intérieurs qui ne sont pas calmes. Ce sont des soupirs, des expirations butées qui entravent l’inspiration dans un étau. Un rot discontinu qui ne digèrent que du vide. Il n’y a rien à en dire, si ce n’est le frisson intermittent qui annonce autant qu’il étouffe le sanglot se refusant d’exister. Un désarroi sans surprise, un désœuvrement de l’esprit, une fatigue du corps entier qui traîne un regard désabusé sur les Merveilles. On ne sait comment porter sa vie, ni où elle s’est retirée. Quand enfin on met la main dessus, elle n’est plus qu’électricité agaçante et innervation. 
Et ça passe.

dimanche 4 novembre 2012

Le bois. Cat on creased blanket



Cet après midi, j'ai marché sur du sucre en poudre à gros grains. Il y avait des êtres élancés dont les bras innombrables lacéraient le ciel. De la lumière tachait le sol et il y avait des miroirs liquides sur lesquels glissaient des êtres -précédés de leur tête- qui travaillaient à former des rosaces dans leur sillage. Il y avait des cris qui parvenaient parfois à se frayer un chemin jusque mes oreilles : c'étaient des êtres appelant d'autres êtres, ou exprimant autre chose, à l'émotion indéterminée de moi parce qu'ils sont faits d'un autre bois. Il y avait des êtres jeunes qui faisaient du vent en me dépassant, des êtres vieux, et des êtres dont on ne sait pas l'âge parce qu'ils sont faits d'un autre bois.