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mardi 26 juillet 2011

Ménage

C’est ramasser les choses qui m’est le plus pénible. Abandonner la station debout, renoncer à l’allongement ou à une assise déstructurée comme mon corps aime bien. Que la tête puisse être mon morceau le plus proche du sol me donne une nausée progressive. Le ramassage signifie aussi la collection, étape suivante du rangement, et activité pour laquelle j’ai toujours –par ailleurs- nourri des soupçons (j’en parlerai peut être plus tard). Par quel miracle le ramassement arbitraire des choses peut-il prodiguer une quelconque tranquillité d’esprit, comme j’en ai eu vent ? Je n’y ai jamais rien compris. Le pauvre ordre décidé et la peine qu’il exige ne m’ont jamais convaincue de leur nécessité.
Tandis que le repassage, outre le fait que la station debout y est admise et même recommandée, promet une minime perspective de création. La confection de plis a ses charmes, je pense. Mais cette promesse, aussi immense soit-elle au regard de l’activité détestée de collectage, n’a tout de même jamais été assez décisive pour me pousser à me procurer fer et table.
Si le curetage de la vaisselle permet de se tenir sur ses jambes, elle n’exclut jamais le regroupement et le remplissage de toutes sortes de cases honnies et jamais assez nombreuses. Le bruit assourdissant de l’eau de robinet et le cliquetis des objets sales couvre toujours celui de la musique qu’on avait choisie pour son action consolatrice. Ou alors il faut faire hurler la radio pour comprendre les conversations. Si bien que lorsque l’eau se tait, on se trouve assailli par les vociférations d’"invités", dont le qualificatif se galvaude instantanément .
Seule la machine à laver le linge et sa digestion maternelle et transparente peut m’apporter le réconfort modique de ne pas surseoir à mes obligation sans pour cela presque m’arracher aucune plainte.

samedi 16 juillet 2011

Pourquoi tu parles encore des vieux ?

Les vieux aiment les spectacles où des candidats affrontent leur culture. Je ne sais pas pourquoi. Il y a bien pourtant une petite excitation quand il faut se dépêcher de répondre. Il y a quand même du sang qui afflue aux tempes où des doigts arthrosés se recroquevillent.