Soyez flexible du flux. Recevez une alerte mail à chaque nouvelle parution.

mardi 26 mai 2015

D'après les photographies de Pascal Servera 


Sorti d’un espace-temps en suspension dans un précipité qu’on dirait argentique, pré- ou post-apocalyptique -flottant dans les limbes en tous cas- c’est un petit peuple de prolétaires victorieux réchappé des amputations, des vétérans qui pansent. Comme épargnés du bûcher, leurs moignons s’étirent en un réseau compliqué de bronches avides d’avoir raison de vivre. C’est un monde où le pousser et le fleurir se transitivent.
L’un se tord, charmé par l’aura d’un congénère lointain tandis qu’un autre se résigne à la posture toujours un peu grotesque de la survivance refermée sur elle-même. Dans une recherche sans doute un peu pragmatique de la dualité, entre eau et terre, l’hémiplégie semble toujours frapper le côté le plus éloigné de l’humus.
Ils offrent leur bouquet comme à la fête des mères ou à un rendez-vous juvénil, avec le sourire gêné de celui qui sait qu’il ne peut donner que ce qu’il a.
Certains sont certains de leur raison d’être, dans une grâce de discobole, tandis que d’autres ont choisi de se cacher d’eux-mêmes, existant avec prudence.
Cet estropié brandit la flamme ou l’oriflamme, applaudi par des herbes en rang d’oignon. Ce détenu de son corps s’est enveloppé de mille peaux.
Ce dernier enfin, esquisse une arche pour honorer la marche des bipèdes, ayant consenti à faire décor dans une générosité inhumaine.



dimanche 19 avril 2015

Nouvelle parution

Le Muse toi même ! anthologie arbitraire de la poésie féminine contemporaine vient de paraître.

Vous y trouverez plusieurs textes inédits de ma pomme.
A découvrir ici !

jeudi 16 avril 2015

Lecture Performée ce Jeudi 23 Avril

La semaine prochaine, jeudi 23 à 19h, je ferai une lecture performée d' "un élastique dans le dos" à la bibliothèque de Dunkerque, rue Benjamin Morel, en présence de Virginie Paulte des éditions Moires qui nous parlera de sa jeune maison exigeante.

Le même jour, ouverture de l'expo "mise au monde" avec Muriel Hamez qui se tiendra à la Piscine, atelier culture de l'université du littoral de Dunkerque où je montrerai ma dernière vidéo. A voir jusqu'au 5 Juin.

 Ici : critique du recueil sur Le Tiers livre

Quelques Extraits lus par François Bon 





mercredi 18 mars 2015

Rendez-vous ce week-end du 21 Mars au salon du livre

J'ai l'honneur de faire partie des six auteurs des prestigieuses Editions Moires présents au
Salon du livre de Paris
Rendez-vous au stand Ecla-Région aquitaine P55


Programme des dédicaces
Stephan Ferry, Les bijoux de Nout
vendredi 20, 17h-19h / samedi 21, 10h-11h et 15h-16h


Florence Vanoli, Ce nuage à côté de toi
samedi 21, 13h-14h / dimanche 22, 12h-14h


Alice Popieul, Un élastique dans le dos
samedi 21, 16h-18h / dimanche 22, 10h-12h


Marie Evkine, Jours de mûres et de papillons
samedi 21, 18h-20h


Didier Delahais, Faut Voir
samedi 21, 18h-20h / dimanche 22, 12h-14h


Pablo Mehler, Derrière les grilles du Luxembourg
dimanche 22, 16h-18h

dimanche 23 novembre 2014

Parution d'Un Elastique dans le dos, Natura Naturans. (Les Editions Moires).


Cet ouvrage rassemble six textes de pensées philosophiques écrits et illustrés par Alice Popieul. Ses préoccupations? Le corps organique, la nécessité, la liberté, le souvenir, l'expérience, la maternité, l'identité. Des pensées "natura naturans", qui disent "la nature en train de se faire", une allusion au panthéisme de Spinoza, le "work in progress" des plasticiens. Une approche qui met l'expérience esthétique et l'expérimentation au coeur de la pulsation artistique. Les six chapitres sont : La Villa Mordieu, L'esthétautologie, Inceste de citation, Nietzsche pute Nietzsche soumise, L'inviolabilité, L'Eglise. Préface de Serge Ritman.

Disponible depuis cette semaine sur le site de l'excellente maison des Editions Moires 
et partout en librairies.




lundi 3 novembre 2014

Double noeud

Non seulement l'avenir peut être changé, mais il en va de même pour le passé. C'est la double causalité liée à une conception cyclique du temps. D'après les expériences de laboratoire, la conscience est fondamentalement non-locale et non soumise à la succession illusoire des événements : cela a pour conséquence de permettre les voyages hors du présent (donc hors du corps) et d'intervenir en tous points de l'espace-temps. La conscience totale ne peut investir un corps sans se fractionner, car l'infinité des informations le tuerait : en conséquence, dieu nous observe à travers une passoire.